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| (Question) Compilation de l’ancien Testament |
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Posté le: Mar Avr 06, 2004 5:23 am
Sujet du message:
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La démarche vétérotestamentaire est différente de celle du Nouveau Testament pour une raison assez simple. Les livres attribués à Moïse et aux Prophètes sont consacrés par un usage de fait qui s'inscrit dans une très longue durée.
Les livres inrtermédiaires et les Hagiographes ne sont pas à considérés du même oeil. L'évidence edst forte pour les textes utilisés liturgiquement comme les Psaumes, Esther, Ruth, le Cantique des Cantiques... Pour d'autres, c'est moins clair d'en appeler à l'usage. A l'époque de Jésus et jusqu'à la destruction du Temple en 70, les castes sacerdotales préservent ces usages et ces utilisations. Le texte lucanien invoqué plus haut où l'on voit Jésus se référerà la Loi, aux Prophètes et aux Ecrits saints montrent un fait d'usage, rien d'autre.
Pour la canonisation des livres novotestamentaires, la démarche est avant-tout polémique, dans un contexte de grande contestation.. ce qui se vérifiera d'ailleurs tout au long des premiers conciles oecuméniques où le politique se mêle au religieux, en particulier après la reconnaissance par l'empereur Constantin du christianisme comme seule "eligio licita" ou religion impériale. Cette reconnaissance coïncidera évidemment avec la réaction cénobitique: les moines s'isolent dans cette contestation religieuse et idéalise un retour formel à l'idéal évangélique. Ils auront beaucoup de succès pendant pllusieurs siècles et seront des véritables constructeurs de la civilisation catholique européenne (ou chrétienne, mais catholique est l'adjectif qui convient le mieux ici et ne désigne pas l'Eglise catholique romaine!)
Quelques années après la reconaissance du culte chrétien comme seul légitime vers 313, on assiste à un besoin de formalisme qui constitue justement une des marques caractéristiques de la catholicisation de l'Eglise. ceci commence par l'établissement d'une liste canonique des livres saints du Nouveau Testament. La querelle fera rage et aboutira en 367 à la liste des 27 lives du NT.
Eusèbe (265 - 340), donc un peu avant ce synode, mentionne tous les livres que nous connaissons sauf Jacques et Jude, II Pierre, II et III Jean.
Athanase établit les 27 livres et son exemple sera suivi par Jérôme et Augustin dans l'empire romain d'Occident. Dans la partie byzantine, le processus sera plus lent, plus long car on y est plus "civilisé" (on discute donc beaucoup plus: cf. les fameuses querelles byzantines).
J'ai lu sur ce forum une contrevérité au sujet du passage obligé de l'oral à l'écrit. Il est manieste qu'un homme prêche, ensuite des gens qualifiés (souvent des prêtes) mettent par écrit pour garder mémoire. Mais ce processus n'est pas nécessairement long. Cela a pu être le cas avec l'époque patriarcale, mais on sait qu'Abraham est passé par l'Egypte en partant de Mésopotamie: deux pôles importants d'écriture. Des tablettes bien sûr mais des hiéroglyphes aussi. Quand Abraham arrive en Egypte, les pyramides sont déjà construites depuis près de deux mille ans avec les fresques, les phylactères etc. bien connus... or, les prêtres égyptiens ont gardé mémoire de leur "histoire". Moïse est un prince égyptien qui s'inspire sans doute de l'écriture telle qu'on la trouve dans le Croissant Fertile. Tout ce Milieu est baigné par l'Ecriture.
Quand on parle de traditions orales, on parle d'autres choses... mais pas du milieu biblique baigné dans des civilisations où l'écriture est fondamentale et sacrée.
Certes, il est vrai que des traditions orales circulent en même temps. On le voit dans la Bible quand les "prêtres" de l'époque du Temple (époque tardive si l'on veut) mettent les traditions orales des diverses tribus nomades et construisent "l'histoire biblique du peuple d'Israël" telle que nous la lisons aujourd'hui dans la Bible.
Pour le NT, on sait depuis très longtemps aussi que des Logia circulaient. Les auditeurs de Jésus n'étaientpas des analphabètes et certains ont recueilli des paroles (logia en grec) de Jésus qui lui-même a passé à l'âge de daouze ans sa Bar Mitsva, autrement dit, ila appris à lire et à écrire comme tous les petits juifs de son temps. Les Juifs ont toujoursmisé sur l'Ecriture et ce sont eux qui ,nous ont passé le "virus de l'Ecriture", si je puis dire.
FF.Bruce a écrit un petit livre trsè abordables aux non théologiens qui s'appelle "Les documents du Nouveau Testament: peut-on s'y fier?" (Editions Telos, on peut se le procurer auprès d'O.M. France et en anglais auprsè de la célèbre maison d'édition Inter-Varsity Press, Londres).
Patrick |
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