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Modérateur [Traductions]
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| Parousia : présence ou venue ? |
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Posté le: Ven Mar 12, 2004 6:26 am
Sujet du message:
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Un ouvrage de référence définit le terme 'parousia' de la façon suivante: " lit., une présence, para, avec, et ousia, étant (de eimi, être), dénote à la fois une arrivée et une présence qui s'ensuit. Par exemple, dans une lettre sur papyrus une dame parle de la nécessité de sa parousia dans un lieu, afin de s'occuper, là, de problèmes relatifs à sa propriété. Paul parle de sa parousia en Philippiens, Phil. 2:12 (en contraste avec son apousia, son absence). D'autres mots dénotent l'arrivée (voir eisodos et eleusis ...) Parousia est employé pour décrire la présence de Christ avec ses disciples sur la montagne de la Transfiguration, 2 Pierre 1:16. Quand le terme est utilisé à propos du retour du Christ (...), il signifie, non simplement sa venue ponctuelle pour ses saints, mais sa présence avec eux depuis ce moment jusqu'à sa révélation et sa manifestation au monde. Dans certains passages, le terme met l'accent sur le commencement de cette période, le cours de la période étant sous-entendu, 1 Cor. 15:23; 1 Thess. 4:15; 5:23; 2 Thess. 2:1; Jacques 5:7,8; 2 Pierre 3:4. Dans quelques [cas], le cours [de cette période] prédomine, Matt. 24:3, 37; 1 Thess. 3:13; 1 Jean 2:28; [alors que] dans d'autres [c'est] la conclusion de la période, Matt. 24:27; 2 Thess. 2:8 ". – Vine's Expository Dictionary of New Testament Words , (à l'entrée 'COMING') .
A propos de Matthieu 24:3, un autre commentaire reconnaît: " Le signe de ta venue, (παρουσιας ), presence (Rev.[ised] Ver.[sion] note marginale), comme en 2 Co. 10:10, ou 'arrivée' comme dans la phrase 'par la venue de Tite', 2 Co 7:6. L'idée n'est pas simplement d'arriver, mais, [aussi] de rester présent, ensuite. Le terme suggère (Ewald) que Jésus viendra et restera avec son peuple. " – Commentary on Matthew; John A Broadus.
Dans son Dictionnaire Grec-Français du Nouveau Testament, p. 191, M. Carrez définit le mot 'parousia' comme suit: " présence 1 Co. 16:17, 2 Co. 10:10, Ph. 2:12; présence, parousie (retour du Christ) Mt 24:3, 1 Co 15:23, 2 Pi. 3:4, etc...; avènement 2 Th. 2:9 " (c'est moi qui souligne).
C'est pourquoi, bien avant la Traduction du monde nouveau, d'autres versions ont rendu 'parousia', en Matthieu 24:3, par 'présence'. C'est le cas de: The Emphasised Bible - Rotheram (1902)*; Young's Literal Translation; The Emphatic Diaglott; The Concordant Literal New Testament. Du reste, certaines traductions, bien qu'employant " venue " ou " avènement " en Matthieu 24:3, rendent 'parousia' par " présence " en 2 Pierre 1:16 . Par exemple, dans la version de Douay ( traduction de la Vulgate ), ce passage se lit ainsi: " Car nous ne vous avons pas fait connaître, en suivant des fables artificielles, la puissance et la présence [latin: praesentiam; grec: parousian] de notre Seigneur Jésus Christ " (consulter également le Montgomery New Testament , ainsi que A conservative version).
En outre, que le mot 'parousia', en Matthieu 24:3, doit s'entendre au sens d'une 'présence', et non pas seulement d'une " venue ", d'une " arrivée " ou d'un " avènement ", cela ressort des propos de Jésus rapportés dans le contexte proche. En Matthieu 24:37-39, nous lisons: " Car, de même que furent les jours de Noé, ainsi sera la présence [grec: parousia] du Fils de l’homme. Car, de même qu’ils étaient en ces jours d’avant le déluge : ils mangeaient et buvaient, les hommes se mariaient et les femmes étaient données en mariage, jusqu’au jour où Noé est entré dans l’arche ; et ils n’ont pas été attentifs jusqu’à ce que le déluge vienne et les emporte tous, ainsi sera la présence [grec: parousia] du Fils de l’homme. " – Traduction du monde nouveau. Manifestement, Jésus compare ici deux périodes: " les jours de Noé " qui précédèrent le déluge, et " la présence du Fils de l'homme ". Cette comparaison n'aurait aucun sens si l'on restreignait la signification du terme parousia à une simple " venue " ou " arrivée ", c'est à dire à un événement ponctuel. Les traits caractéristiques des humains dépeints par Jésus, aux " jours de Noé " (" ils mangeaient et buvaient ...se mariaient ...n'ont pas été attentifs... "), se manifestèrent tout au long de la période qui précéda le déluge. Il devait en être de même lors de la 'parousia' du Christ, ce qui suppose que ce terme désigne bien plus qu'un " avènement " survenant ponctuellement à un instant donné. Il est intéressant de noter, par ailleurs, que Luc parle des " jours du Fils de l'homme " pour désigner cette même période, laquelle précède " le jour " où Jésus " doit être révélé " (Luc 17:26-30) .
Enfin, l'appendice 5B de la Traduction du monde nouveau apporte les informations suivantes:
" À propos de la signification du terme, voici ce qu’a écrit I. Warren (The Parousia, Portland 1879, p. 12-15) : “ Nous, nous parlons souvent du ‘ second avènement ’, de la ‘ seconde venue ’, etc., mais les Écritures ne parlent jamais d’une ‘ seconde Parousie ’. Quelle en serait la nature ? En tout cas, ce serait quelque chose de particulier, un événement jamais survenu auparavant et qui ne surviendrait jamais plus. Ce serait une présence différente de toutes les autres manifestations de sa personne et supérieure à ces manifestations, de sorte qu’on peut sans inconvénient employer le mot seul, sans épithète, sauf l’article qui le détermine : LA PRÉSENCE.
“ Quand le mot est vu sous cet angle, il est évident, à mon avis, que ni le mot (...) ‘ venue ’ ni le mot (...) ‘ avènement ’ ne sont les meilleurs représentants de l’original. Ils n’ont rien à voir avec son étymologie ; ils ne correspondent pas à l’idée du verbe d’où provient le terme original ; on ne peut non plus les substituer sans inconvénient au mot ‘ présence ’, qui est plus exact, là où les traducteurs ont employé ce terme. L’idée radicale [fondamentale] de ces mots n’est pas non plus la même. ‘ Venue ’ et ‘ avènement ’ évoquent avant tout l’idée d’une approche, d’un mouvement vers nous, alors que ‘ parousie ’ exprime l’idée d’être avec nous, sans indication de la manière dont la ‘ parousie ’ a commencé. Ce qu’expriment les deux premiers mots finit avec l’arrivée, ce qu’exprime le dernier mot commence avec l’arrivée. Les uns sont des termes de mouvement, l’autre est un terme de repos. La période qu’embrasse l’action des deux premiers mots est limitée, elle peut être de courte durée ; celle qu’embrasse le dernier mot peut être illimitée.
“ Si nos traducteurs avaient fait du terme technique ‘ parousia ’ ce qu’ils ont fait du mot ‘ baptisma ’, c’est-à-dire s’ils l’avaient tout simplement transcrit tel quel, ou encore s’ils l’avaient traduit par son équivalent étymologique exact, présence, et si l’on avait bien compris — et on l’aurait compris — qu’on ne saurait dire ‘ seconde Présence ’, je crois que la doctrine tout entière aurait été différente de ce qu’elle est aujourd’hui. On n’aurait jamais entendu parler de ‘ second avènement ’ et de ‘ seconde venue ’. L’Église aurait appris à parler de LA PRÉSENCE DU SEIGNEUR, celle par quoi ses espérances se réaliseraient — dans le proche avenir ou dans un avenir lointain —, celle sous quoi le monde serait renouvelé, celle sous quoi une résurrection tant spirituelle que corporelle aurait lieu, celle sous quoi la justice et les récompenses éternelles seraient dispensées. ” "
article publié sur mon site: La Traduction du monde nouveau: Une falsification? |
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