![Modérateur [Traductions] Modérateur [Traductions]](pic_moderateur.gif)
Modérateur [Traductions]
Inscrit le: 25 Sep 2003
Messages: 177
Localisation: France
|
|
|
| Parousia : présence ou venue ? |
|
Posté le: Dim Mar 14, 2004 5:59 pm
Sujet du message:
|
|
| Citation: |
| Tu te contredis manifestement. Si en Luc 17:30, Jésus compare "le jour où le Fils de l'homme doit être révélé" avec le jour du cataclysme (déluge ou pluie de feu), il devrait en être de même pour Mathieu 24:39. Il compare donc sa parousia avec le jour du déluge. La construction de la phrase est sensiblement la même en Luc et en Mathieu. Jésus expose le cataclysme, puis la phrase clé démontrant la concordance avec sa parousia. Il n'y a aucune raison de croire qu'en Matthieu, Jésus pense à un évènement différent que celui qu'il décrit en Luc comme étant la "révélation du Fils de l'Homme". Si la "révélation du Fils de l'Homme" correspond au déluge, la parousia du Fils de l'Homme aussi. |
Il existe une similitude entre les paroles de Jésus rapportées en Luc 17:30 et celles que nous lisons en Matthieu 24:39. Toutefois, une comparaison attentive de ces deux passages ne permet pas d'identifier "le jour où le Fils de l'homme doit être révélé" (Luc 17:30) à la 'Parousia' mentionnée en Matthieu 24:39. Pourquoi? Tout simplement parce que, selon Matthieu 24:37,38, Jésus venait d'établir un parallèle entre sa future 'Parousia' et "les jours de Noé", "ces jours d'avant le déluge", période durant laquelle l'indifférence et l'insouciance la plus totale s'étaient manifestées parmi les contemporains de Noé. Quand, au verset 39, Jésus précise: "et ils n'ont pas été attentifs jusqu'à ce que le déluge vienne et les emporte tous, ainsi sera la présence du Fils de l'homme", la 'Parousia' n'est nullement comparé au déluge lui-même, mais plutôt à la période durant laquelle les contemporains de Noé ne furent pas "attentifs", période qui précéda le déluge.
En Luc 17:30, le "jour où le Fils de l'homme doit être révélé" est comparé à ce dont il est question dans le verset précédent, c'est à dire " le jour où Lot est sorti de Sodome", et où "il est tombé du ciel une pluie de feu et de soufre". Ce "jour" ne s'identifie pas à la 'Parousia' de Matthieu 24:39. Pour parler de cette derniere, Jésus emploie l'expression "les jours du Fils de l'homme", désignant une époque durant laquelle les contemporains de Noé, ou ceux de Lot, avaient manifesté certains traits de caractère (Luc 17:26-28). Cette époque, ou période, précéda le jour de l'intervention divine, tout comme il en serait de même des "jours du Fils de l'homme" (la 'Parousia') qui précèderaient "le jour" où il serait "révélé".
| Citation: |
| Autre contradiction faite avec l'esclave qui attend son Maître et qui s'impatiente. Selon Mathieu 24:50, "le maître de cet esclave viendra en un jour qu’il n’attend pas et à une heure qu’il ne connaît pas". Pour quelle raison l'esclave s'impatienterait-il s'il connaissait le jour de la présence de son Maître ? Pourquoi demanderait-il "où est sa présence promise" si le Maître avait donné des signes de sa présence ? C'est bien que la parousia correspond à la venue du Maître, une venue dont il ne connait ni le jour ni l'heure. Et c'est la raison pour laquelle il s'impatiente. |
Reconnaître que le Christ est "présent" n'est pas en soi une garantie de fidélité. Le "mauvais esclave" de Matthieu 24:48-51 a pu reconnaître, un certain temps, la réalité de la 'Parousia' de son Maître. Il savait que durant celle-ci, certains évènements devaient avoir lieu, comme la résurrection céleste des disciples (1 Corinthiens 15:23; 1 Thess. 4:15-17), l'anéantissement du "sans-loi" (2 Thessaloniciens 2:8), et la "destruction éternelle " de "ceux qui n'obéissent pas à la bonne nouvelle" (2 Thess. 1:8,9). La Bible souligne l'intensité avec laquelle les fidèles disciples seraient alors persécutés (Luc 21:17; Rév. 11:7; 12:17; 13:7). C'est pourquoi, parlant des évènements qui marqueraient sa future 'Parousia', Jésus avait pu dire: "Mais celui qui aura enduré jusqu'à la fin, celui-là sera sauvé" (Marc 13:13). Le mauvais esclave de Matthieu 24:48-51 n'a manifestement pas fait preuve d'endurance. Ne voyant pas survenir certains évènements auxquels il s'attendait durant la 'Parousia' de son Maître, il en est venu à perdre la foi, à s'impatienter, à accuser Dieu de "lenteur" (2 Pierre 3:9), à douter de la "présence" de son Maître en qualité de roi et juge. Quand Jésus "viendra", c'est à dire lors de sa "révélation" (2Thess. 1:7; 1 Pierre 1:7,13; 4:13), le point culminant de sa 'Parousia', il "punira" ce mauvais esclave "avec la plus grande sévérité", et" lui assignera sa part avec les hypocrites" (Mat. 24:51). Le fait que Jésus "vient" à ce moment-là ne signifie pas qu'il n'a pas pu "venir" auparavant, au début de sa 'Parousia' ou présence. La Bible explique, en effet, que "le jugement commence par la maison de Dieu" (1 Pierre 4:17), jugement annoncé prophétiquement en Malaki 3:1-3. Cela devait s'opérer "avant la venue du grand et redoutable jour de Jéhovah" (Mal. 4:5), durant la 'Parousia', période au cours de laquelle Jésus porte une attention toute particulière à ceux qui se disent ses disciples.
Toutefois, au point culminant de cette période, le jugement se portera sur le reste de l'humanité, "ceux qui n'obéissent pas à la bonne nouvelle" (1 Thess. 1:7-9). Jésus "viendra" alors, dans le sens où il portera son attention sur l'ensemble des humains, en vue d'éxécuter son jugement (Révélation 19:11-21).
Dans La Tour de Garde du 1° mars 2004, à la page 16, la "venue" ou "arrivée" dont il est question "plusieurs fois" en Matthieu 24:29-44 se réfère à ce que Jésus dit aux versets 30, 42, et 44. L'article ne dit pas que Matthieu 24:29-44 ne concerne que la "venue" ou l'"arrivée" de Jésus. Il précise seulement que ce passage parle "plusieurs fois" de la "venue" du Christ, lors de la "grande tribulation". |
_________________
|
|